mentions légales photographe
Les règles applicables, les pièges du secteur et les sanctions réelles — puis un scan gratuit de votre site pour savoir exactement où vous en êtes.
Oui : le site d'un photographe professionnel doit afficher des mentions légales (article 6 de la LCEN). Portfolio, galerie clients et formulaire de contact relèvent en outre du droit à l'image et du RGPD.
Portfolio en ligne, galerie privée pour les mariés, formulaire de demande de devis : le site web est la vitrine principale d'un photographe professionnel. Comme tout site édité à titre professionnel, il doit respecter les obligations de la LCEN (mentions légales) et du RGPD dès la première donnée collectée.
Le métier ajoute une couche spécifique : les images elles-mêmes. Publier le portrait d'un client, d'un modèle ou d'un marié reconnaissable suppose une autorisation, et une galerie clients protégée par mot de passe n'échappe ni au droit à l'image ni à la protection des données.
Cette page fait le point sur ce que le site de votre activité photographique doit contenir : mentions légales, gestion des autorisations de publication, RGPD pour les galeries et les formulaires, et règles de la vente en ligne si vous proposez tirages ou fichiers.
Mis à jour le 3 septembre 2026.
Nom ou raison sociale, adresse, téléphone, email, numéro SIRET, directeur de la publication et hébergeur du site : le bloc obligatoire de l'article 6 de la LCEN. Même un simple portfolio tenu par un professionnel déclaré est concerné, avec un lien accessible depuis toutes les pages.
Toute personne a un droit sur son image : publier en ligne la photo d'une personne reconnaissable exige son autorisation, idéalement écrite et précisant les supports (site, réseaux sociaux, portfolio commercial). Le contrat de prestation peut la prévoir, mais une clause générale signée avant le mariage ne couvre pas toujours un usage publicitaire ultérieur.
Une galerie en ligne — même protégée par un code — héberge des données personnelles : les photos sont biométriquement identifiantes, et l'accès repose souvent sur un email ou un compte. Politique de confidentialité, durée de conservation limitée des galeries et sécurisation des accès sont attendus au titre du RGPD.
Nom, email, téléphone, date et lieu de l'événement : votre formulaire collecte des données personnelles. Informez le visiteur de la finalité et de la durée de conservation, et n'utilisez pas ces coordonnées pour de la prospection ultérieure sans consentement distinct.
Google Analytics pour mesurer vos visites, pixel Meta pour vos campagnes, fil Instagram intégré au portfolio : ces outils déposent des traceurs. Tout traceur non essentiel exige un bandeau de consentement conforme CNIL, avec un refus aussi simple que l'acceptation.
Boutique de tirages, vente de fichiers numériques ou paiement en ligne des prestations : vous devenez vendeur à distance. Conditions générales de vente, prix TTC, médiateur de la consommation et information sur le droit de rétractation (art. L221-18 du code de la consommation, aménagé pour les contenus numériques) deviennent nécessaires.
Amende prononcée par la CNIL en 2020, notamment pour des manquements liés au démarchage et à la gestion des données personnelles. Le RGPD ne concerne pas que les géants du web.
Amende de la CNIL en 2020 pour des cookies publicitaires déposés sans consentement. Le bandeau cookies est le premier contrôle automatisé — et le plus facile à sanctionner.
L'absence de mentions légales est un délit : jusqu'à 75 000 € d'amende et un an d'emprisonnement pour une personne physique (article 6, VI de la LCEN). 375 000 € pour une personne morale.
Oui, avec l'autorisation des personnes reconnaissables. Le droit à l'image protège les mariés comme leurs invités : prévoyez une autorisation écrite dans votre contrat ou un document séparé, précisant les supports (site, réseaux sociaux, concours). Sans accord, la publication expose à une demande de retrait et à des dommages et intérêts.
Oui. Les photos permettent d'identifier des personnes, et l'accès à la galerie repose sur des données personnelles (email, compte). Le RGPD impose une politique de confidentialité, une durée de conservation limitée — pensez à définir la durée de mise en ligne des galeries — et des mesures de sécurité proportionnées.
Oui, dès lors que le site est édité à titre professionnel : l'article 6 de la LCEN s'applique à tout éditeur professionnel, photographe compris. Un portfolio sans identité, sans SIRET ni coordonnées de l'hébergeur est non conforme, même s'il ne vend rien.
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