mentions légales auto-entrepreneur

Mentions légales auto-entrepreneur (micro-entreprise) : le guide

Les règles applicables, les pièges du secteur et les sanctions réelles — puis un scan gratuit de votre site pour savoir exactement où vous en êtes.

En bref

Oui : un auto-entrepreneur doit afficher des mentions légales dès qu'il a un site, même une simple page vitrine sans aucune vente en ligne (article 6 de la LCEN). Identité, adresse, SIRET, téléphone, email, directeur de la publication et hébergeur sont obligatoires — et la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » si vous êtes en franchise de TVA.

Développeur freelance, graphiste, consultant, vendeur pro sur Etsy ou Vinted, formateur indépendant : la micro-entreprise (ex auto-entreprise) est le statut le plus choisi en France, et son site web est souvent réduit au minimum — une page de présentation, un portfolio, un formulaire de contact. C'est précisément dans ce cas que les mentions légales passent à la trappe. Pourtant, l'article 6 de la LCEN s'applique à tout site professionnel, qu'il vende en ligne ou non.

Le statut de micro-entrepreneur ne dispense de rien : vous êtes un éditeur professionnel de site, avec les mêmes obligations d'identification qu'une société. La seule particularité tient à votre profil d'entrepreneur individuel — vous déclinez vos nom et prénom (ou votre dénomination commerciale), votre adresse et votre SIRET — et à quelques mentions spécifiques, comme la franchise de TVA.

Cette page fait le point sur ce que le site d'un auto-entrepreneur doit afficher en 2026 : le socle LCEN, le SIRET même en franchise, la mention TVA, le médiateur de la consommation si vous vendez à des particuliers, et le RGPD dès qu'un formulaire collecte des coordonnées.

Mis à jour le 3 septembre 2026.

Vos obligations en détail

Les sanctions sont réelles

Questions fréquentes

Mon blog personnel est-il concerné par les mentions légales ?

Un blog sans aucune vocation commerciale relève du régime de l'éditeur non professionnel : vous pouvez rester anonyme vis-à-vis du public, à condition d'avoir communiqué votre identité complète à votre hébergeur (art. 6, III, 2° de la LCEN). Mais dès que le blog fait la promotion de votre activité d'auto-entrepreneur ou génère des revenus, vous basculez dans le régime professionnel et l'identification complète devient obligatoire.

Mon site ne vend rien : suis-je vraiment obligé d'afficher des mentions légales ?

Oui. La LCEN vise tout service de communication au public en ligne édité par un professionnel, qu'il y ait vente ou non. Un site vitrine qui présente vos prestations et invite à vous contacter est un support commercial : il doit les mêmes mentions qu'une boutique en ligne sur l'identification de son éditeur, plus une politique de confidentialité s'il contient un formulaire.

Le SIRET est-il obligatoire même si je suis en franchise de TVA ?

Oui. La franchise en base de TVA est un régime fiscal qui ne dispense ni de l'immatriculation ni de l'affichage du SIRET. Tout auto-entrepreneur immatriculé doit faire figurer son numéro SIRET sur son site, ses devis, ses factures et ses documents commerciaux. Seul le délai d'immatriculation en cours justifie la mention provisoire « en cours d'immatriculation ».

Puis-je éviter d'afficher l'adresse de mon domicile ?

En partie. Vous pouvez demander la non-diffusion de vos informations personnelles auprès du guichet unique de l'INPI : votre adresse personnelle n'apparaît alors plus dans les annuaires publics. Mais la LCEN exige une adresse sur le site : utilisez une adresse de domiciliation commerciale ou de correspondance si vous ne voulez pas publier celle de votre domicile. Rester totalement injoignable n'est pas une option.

Vendeur pro sur Etsy ou Vinted : la plateforme suffit-elle ?

Non. Les mentions affichées par la plateforme sont les siennes. En tant que vendeur professionnel, vous devez renseigner vos propres informations (identité, SIRET, adresse) dans votre espace vendeur, comme l'exigent les conditions de ces plateformes et le droit de la consommation. Et si vous avez en plus votre propre site, il relève pleinement de la LCEN : mentions légales complètes, CGV si vous y vendez.

Quel est le risque réel de contrôle pour un auto-entrepreneur ?

L'absence de mentions légales est un délit : jusqu'à 75 000 € d'amende et un an d'emprisonnement pour une personne physique (art. 6, VI de la LCEN). En pratique, les contrôles de la DGCCRF partent souvent d'un signalement — client mécontent, concurrent, consommateur — et commencent par une demande de mise en conformité. Mais le risque principal est commercial : un site sans mentions ni SIRET inspire méfiance aux prospects qui veulent vérifier que vous existez.

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