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Mentions légales pour une association : ce qui change vraiment

Les règles applicables, les pièges du secteur et les sanctions réelles — puis un scan gratuit de votre site pour savoir exactement où vous en êtes.

En bref

Oui : une association qui a un site web doit y publier des mentions légales (article 6 de la LCEN), même sans SIRET ni activité lucrative. Adhérents, donateurs, dons en ligne et billetterie ajoutent des obligations RGPD et consommation détaillées ici.

Une association loi 1901 qui publie un site web est un éditeur de site comme les autres : les mentions légales sont obligatoires, même sans but lucratif. La LCEN ne fait aucune distinction entre une entreprise et une association dès lors qu'un site est accessible au public.

En revanche, le statut associatif change plusieurs réponses concrètes : le SIRET n'est pas obligatoire si l'association n'a pas d'activité économique, le siège social fait office d'adresse, et l'association peut bénéficier du régime de l'éditeur non professionnel si son site n'a pas de vocation commerciale. Le tout est de savoir dans quelle case vous êtes.

Cette page fait le point sur les obligations spécifiques des associations : mentions légales, RGPD pour les adhérents et les donateurs, cookies, et cas des associations qui vendent (billetterie, boutique, prestations).

Mis à jour le 3 septembre 2026.

Vos obligations en détail

Les sanctions sont réelles

Questions fréquentes

Une association doit-elle afficher un numéro SIRET sur son site ?

Seulement si elle en a un. Sans activité économique habituelle, une association loi 1901 n'est pas immatriculée et n'a rien à afficher. Dès qu'elle vend régulièrement des biens ou services (billetterie, boutique, prestations), l'immatriculation devient obligatoire et le SIRET doit figurer dans les mentions légales.

Le président de l'association doit-il donner son adresse personnelle ?

Non : c'est l'adresse du siège social de l'association qui doit figurer, pas le domicile du président. Le président (ou directeur de la publication) est nommé par son nom, mais son adresse personnelle n'a pas à être publiée. Et si le site n'a pas de vocation commerciale, l'association peut même limiter les informations publiques en déclarant son identité à son hébergeur.

Une association qui vend des goodies doit-elle publier des CGV ?

Oui, si la vente est habituelle : pour cette activité, l'association est traitée comme un professionnel. Il faut des conditions générales de vente, des prix TTC, l'information sur le droit de rétractation et un médiateur de la consommation. Une vente exceptionnelle (tombola annuelle) relève d'un régime allégé, mais la prudence invite à documenter quand même.

Le RGPD s'applique-t-il vraiment aux petites associations ?

Oui, sans seuil de taille. Dès que vous gérez un fichier d'adhérents, une newsletter ou des inscriptions, vous devez informer les personnes, sécuriser les données et respecter les droits d'accès et de suppression. Les petites structures n'ont en général pas besoin de registre de traitement complet ni de DPO, mais l'information des personnes via une politique de confidentialité reste obligatoire.

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