mentions légales coiffeur
Les règles applicables, les pièges du secteur et les sanctions réelles — puis un scan gratuit de votre site pour savoir exactement où vous en êtes.
Oui : le site d'un salon de coiffure doit afficher des mentions légales (article 6 de la LCEN), et la prise de rendez-vous en ligne impose une politique de confidentialité conforme au RGPD. Affichage des prix et photos avant/après ont aussi leurs règles.
Planity, Treatwell, Instagram, site vitrine avec prise de rendez-vous : la présence en ligne d'un salon de coiffure est aujourd'hui indissociable de son carnet de rendez-vous. Côté obligations, le site d'un salon n'est pas un cas à part : mentions légales obligatoires, RGPD dès le premier rendez-vous pris en ligne, et des règles sectorielles sur l'affichage des prix.
Le point sensible du métier est ailleurs : les photos. Avant/après, couleurs, transformations — la communication d'un salon repose sur les images de clientes et de clients, dont le droit à l'image protège la publication. Un site conforme est un site qui a réglé cette question proprement.
Cette page passe en revue ce que votre site doit contenir : mentions légales, politique de confidentialité pour la prise de RDV, règles d'affichage des prix et bonnes pratiques pour les avis clients.
Mis à jour le 3 septembre 2026.
Nom commercial ou raison sociale, adresse du salon, téléphone, email, numéro SIRET, directeur de la publication et hébergeur du site : le bloc obligatoire de l'article 6 de la LCEN. Le lien « Mentions légales » doit figurer sur toutes les pages, en général dans le pied de page.
Un rendez-vous en ligne collecte nom, téléphone, email et parfois des informations sensibles (type de cheveux, pathologies capillaires). Vous devez informer la cliente au moment de la prise de RDV et décrire le traitement dans une politique de confidentialité. Via une plateforme (Planity, Treatwell…), vous restez responsable : le prestataire doit être nommé et les données ne peuvent pas être réutilisées pour du marketing sans consentement.
Les professionnels de la coiffure doivent afficher leurs prix toutes taxes comprises de manière visible et lisible, en salon comme sur leurs supports de présentation. En ligne, une grille tarifaire claire (coupe, brushing, couleur, avec la mention « à partir de » si le prix varie selon la longueur) répond à l'exigence et évite les contestations.
Toute cliente reconnaissable sur une photo publiée doit avoir donné son accord, idéalement par écrit (autorisation de droit à l'image précisant les supports : site, réseaux sociaux). Un accord verbal « oui, vous pouvez la mettre sur Instagram » ne couvre pas nécessairement votre site web, et encore moins une utilisation publicitaire.
Afficher des avis sur votre site est encadré : le code de la consommation sanctionne les faux avis et l'absence de transparence sur la modération. Si vous publiez des témoignages, indiquez comment ils sont recueillis et ne filtrez pas les avis négatifs d'une plateforme certifiée au profit de témoignages triés sur le volet.
Un fil Instagram intégré, une carte Google Maps ou un pixel publicitaire déposent des traceurs : un bandeau de consentement conforme CNIL est nécessaire, avec possibilité de refuser. Le module de prise de RDV tiers passe lui aussi par ce filtre lorsqu'il dépose des cookies non essentiels.
Amende prononcée par la CNIL en 2020, notamment pour des manquements liés au démarchage et à la gestion des données personnelles. Le RGPD ne concerne pas que les géants du web.
Amende de la CNIL en 2020 pour des cookies publicitaires déposés sans consentement. Le bandeau cookies est le premier contrôle automatisé — et le plus facile à sanctionner.
L'absence de mentions légales est un délit : jusqu'à 75 000 € d'amende et un an d'emprisonnement pour une personne physique (article 6, VI de la LCEN). 375 000 € pour une personne morale.
Oui, avec leur autorisation. Le droit à l'image protège toute personne reconnaissable : recueillez un accord écrit précisant les supports visés (site web, réseaux sociaux, publicité) et la durée. Sans autorisation, la cliente peut demander le retrait de la photo et des dommages et intérêts, même des années plus tard.
Oui : nom, coordonnées et créneaux de rendez-vous sont des données personnelles. Vous devez informer vos clientes (finalité, durée de conservation, droits) via une politique de confidentialité, et nommer la plateforme utilisée (Planity, Treatwell…) si vous passez par un prestataire. Démarcher ensuite ces contacts par SMS ou email exige leur consentement préalable.
L'affichage des prix TTC est obligatoire pour les prestations de coiffure : visible et lisible pour le client avant la prestation. Le site web est le support le plus naturel pour cette grille tarifaire. Les mentions « à partir de » sont tolérées si le prix final dépend de paramètres comme la longueur des cheveux, à condition de rester explicite.
L'absence de mentions légales est un délit (jusqu'à 75 000 € d'amende et un an d'emprisonnement, art. 6 VI de la LCEN). Au-delà du risque pénal rarement appliqué, le vrai danger est commercial : défiance des nouvelles clientes, refus de certains partenaires, et fragilité en cas de litige avec un client mécontent.
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