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Mentions légales pour une agence web : identité, livrables et sous-traitance RGPD

Les règles applicables, les pièges du secteur et les sanctions réelles — puis un scan gratuit de votre site pour savoir exactement où vous en êtes.

En bref

Oui : le site d'une agence web ou d'un développeur freelance doit afficher des mentions légales (article 6 de la LCEN). Deux sujets dominent : la cession des droits d'auteur sur les livrables, et la sous-traitance au sens de l'article 28 du RGPD quand l'agence gère les sites de ses clients.

Portfolio, devis en ligne, vente de prestations packagées : le site d'une agence web ou d'un développeur freelance est à la fois sa vitrine et sa démonstration. Comme tout site édité à titre professionnel, il doit afficher des mentions légales conformes à l'article 6 de la LCEN et une politique de confidentialité.

Deux sujets reviennent toujours pour ce métier. D'abord la propriété intellectuelle : le code et le design produits pour un client restent protégés par le droit d'auteur tant qu'une cession écrite et déterminée n'a pas eu lieu. Ensuite le RGPD : l'agence traite les données de ses propres clients, et souvent celles des visiteurs des sites qu'elle héberge ou maintient pour eux.

Cette page détaille ce que votre site doit contenir : identité et SIRET, conditions générales si vous vendez en ligne, gestion des droits sur les livrables et rôle de sous-traitant quand vous administrez les sites de vos clients.

Mis à jour le 3 septembre 2026.

Vos obligations en détail

Les sanctions sont réelles

Questions fréquentes

Qui détient les droits sur le site livré au client ?

L'agence ou le développeur reste titulaire des droits d'auteur sur le code et le design tant qu'aucune cession écrite n'a été signée : l'article L.131-3 du code de la propriété intellectuelle exige une cession déterminée (droits cédés, périmètre, durée, territoire). Sans clause, le client ne dispose que d'une autorisation d'utilisation précaire. Détaillez la cession dans vos devis et CGV.

Faut-il des CGV pour vendre des prestations en ligne ?

Oui, dès que la prestation se conclut à distance : prix TTC, conditions d'exécution, délais, droit de rétractation aménagé pour les prestations de services et, si vos clients sont des consommateurs, mention du médiateur de la consommation. Pour du B2B sur devis, des conditions générales claires restent fortement recommandées — notamment pour la propriété intellectuelle et la garantie.

Mon agence est-elle sous-traitante au sens du RGPD ?

Oui, dès que vous traitez des données personnelles pour le compte d'un client : hébergement d'un site avec base utilisateurs, maintenance donnant accès aux données, campagnes d'emailing réalisées depuis ses listes. L'article 28 du RGPD impose alors un contrat de sous-traitance écrit avec des mentions précises, et vous devez pouvoir démontrer des garanties de sécurité suffisantes.

Qui est responsable des mentions légales du site d'un client ?

Le client, en tant qu'éditeur du site — c'est son identité qui doit figurer dans les mentions légales, pas celle de l'agence. Votre rôle est de le sensibiliser : livrer un site sans mentions légales ni politique de confidentialité, c'est livrer un site non conforme. Beaucoup d'agences intègrent désormais un kit juridique à leurs prestations.

Comment mettre le site de mon agence en conformité ?

Lancez le scan gratuit de MonKitLégal : il contrôle en deux minutes mentions légales, politique de confidentialité et bandeau cookies, avec un rapport PDF immédiat. Le kit à 9 € (paiement unique) génère tous les documents pré-remplis à partir de vos informations SIRENE, avec le bandeau cookies adapté aux traceurs de votre site.

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