CGV prestation de service

CGV d'une prestation de service : contenu obligatoire et pièges à éviter

Les règles applicables, les pièges du secteur et les sanctions réelles — puis un scan gratuit de votre site pour savoir exactement où vous en êtes.

En bref

Consultant, artisan, agence, formateur : tout prestataire de services doit communiquer ses conditions générales de vente — obligatoires entre professionnels (article L. 441-10 du code de commerce) et dès l'information précontractuelle du consommateur (article L. 111-1 du code de la consommation). Prix et modalités de paiement, acompte, délais d'exécution, droit de rétractation de 14 jours en B2C, pénalités de retard et indemnité forfaitaire de 40 € en B2B, médiation de la consommation : cette page détaille chaque mention, les sanctions encourues et les erreurs les plus fréquentes.

Les CGV d'un prestataire de services ne ressemblent pas à celles d'un e-commerçant : pas de livraison de colis, mais un devis, un acompte, des délais d'exécution et des obligations de moyens ou de résultat. Entre professionnels, l'article L. 441-10 du code de commerce impose à tout prestataire de communiquer ses CGV à tout acheteur qui en fait la demande — et leur défaut est sanctionné par une amende administrative. Face à un consommateur, l'article L. 111-1 du code de la consommation exige une information précontractuelle complète avant la signature, que les CGV matérialisent.

Bien rédiger ses CGV de prestation de service, c'est d'abord sécuriser sa trésorerie : conditions de l'acompte, échéancier de paiement, pénalités de retard obligatoires en B2B (taux d'intérêt légal majoré et indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 €), réserve sur la propriété intellectuelle des livrables. C'est aussi cadrer le litige avant qu'il n'arrive : limites de responsabilité, obligations réciproques du client, causes légitimes de suspension.

En B2C, deux mentions sont systématiquement oubliées : le droit de rétractation de 14 jours pour tout contrat conclu à distance (avec le formulaire type), et les coordonnées du médiateur de la consommation — une mention facile à vérifier pour la DGCCRF. MonKitLégal génère des CGV adaptées à votre activité réelle, pré-remplies avec vos données SIRENE, avec les références des textes applicables en commentaire — le tout dans le kit à 9 €, aux côtés des mentions légales, de la politique de confidentialité et du bandeau cookies.

Mis à jour le 3 octobre 2026.

Vos obligations en détail

Les sanctions sont réelles

Questions fréquentes

Les CGV sont-elles obligatoires pour un freelance ou un artisan ?

Oui. Entre professionnels, tout prestataire de services doit communiquer ses CGV à tout acheteur professionnel qui en fait la demande (article L. 441-10 du code de commerce), et leur défaut expose à une amende administrative. Face à un consommateur, l'information précontractuelle complète est obligatoire avant la conclusion du contrat (article L. 111-1 du code de la consommation) : les CGV en sont le support naturel, sur le devis ou en annexe.

Que risque un prestataire qui n'a pas de CGV ?

Entre professionnels, le défaut de communication des CGV expose à une amende administrative pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale (article L. 441-10 du code de commerce), doublés en cas de réitération. Face à un consommateur, l'absence d'information précontractuelle prolonge le droit de rétractation de 12 mois et prive le prestataire de ses clauses protectrices : sans CGV écrites, c'est le droit commun — souvent plus défavorable — qui s'applique au litige.

Faut-il des CGV différentes pour les clients particuliers et professionnels ?

En pratique, oui. Les CGV destinées aux consommateurs doivent contenir des mentions spécifiques — droit de rétractation de 14 jours, garanties légales, médiation de la consommation — et sont soumises au régime des clauses abusives, alors que les CGV B2B doivent fixer les pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 €. Un prestataire qui sert les deux publics a intérêt à disposer des deux versions, ou d'un document qui distingue clairement les clauses applicables à chacun.

Peut-on copier le modèle de CGV d'un confrère ?

Non, et pour deux raisons. Juridiquement, des CGV sont un texte protégé : les copier expose à une action en contrefaçon ou en concurrence déloyale. Pratiquement, des CGV écrites pour une autre activité contiendront des clauses inadaptées à la vôtre — obligation de résultat au lieu de moyens, exclusions de rétractation inapplicables — qui seront réputées non écrites en cas de litige. Un document généré à partir de vos informations et de votre activité réelles est la seule base solide.

Comment un client accepte-t-il les CGV d'une prestation ?

L'acceptation doit être démontrable : en B2B, le devis signé avec la mention « Bon pour accord » après remise des CGV vaut acceptation ; en B2C à distance, le client doit pouvoir consulter les CGV avant de commander et les accepter par un acte positif (case à cocher non pré-cochée, signature). Imprimez ou joignez systématiquement les CGV au devis et conservez la preuve de leur remise : c'est elle qui fera foi en cas de litige.

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